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<div class="et_pb_post_title et_pb_post_title_0 et_pb_bg_layout_light"><h1 class="entry-title">[scf-post-title]</h1></div> <div class="et_pb_text et_pb_bg_layout_light et_pb_text_align_left et_pb_text_0"> <p> - 12.02.2017 </p> </div>

LA DIAGONALE DU FOU de Richard Dembo

DIMANCHE 12 FÉVRIER – 19h

ENTRÉE LIBRE

 

Nous quittons l’Inde et les couleurs chatoyantes des décors de Satyajit Ray pour le cadre légèrement plus sobre de la ville de Genève, où se tient la finale du Championnat du monde d’échecs. Akiva Liebskind, tenant du titre campé par Michel Piccoli, affronte Pavius Fromm (Alexandre Arbatt), jeune virtuose fougueux et provocateur. Tous deux sont lituaniens, mais Pavius a fui son pays et la mainmise soviétique pour s’installer en Occident. Plus âgé, Liebskind a le soutien du Régime. Quand nos deux notables indiens se passionnaient pour leur partie, hermétiques aux remous du monde extérieur (fût-ce l’annexion de leur propre royaume), les joueurs de La Diagonale du Fou incarnent les enjeux géo-politiques de leur temps : c’est un duel sur échiquier aux parfums de guerre froide qui s’engage entre eux. Pas de manichéisme cependant dans ce drame psychologique ciselé, premier long-métrage du réalisateur Richard Dembo. Sorti en salles en 1984, il obtient l’Oscar du meilleur film étranger, le César de la meilleure première œuvre et le Prix Louis-Delluc.